Manifeste royaliste

 

Les français en auraient-ils assez de leur Jospinie qui, à dire vrai, ne vaut pas mieux qu’une Chiraquie ? La galère républicaine prend l’eau de toutes parts, mais on s’interroge sur une sixième République qui ne connaîtrait ni la corruption, ni les technocrates, en un mot qui serait une utopie.

Aujourd’hui, il est temps d’être réaliste et de planter là les pseudo-intellectuels médiatisés, de sortir du bourbier démocratique et du carcan totalitaire. Il est nécessaire de retrouver un Etat indépendant, à visage humain, incarné par le Roi. Et nous, citoyens, alors, nous ne serions plus des numéros, des individus interchangeables et déresponsabilisés.

Il faut en effet :

-Retrouver nos libertés : la France est un pays de libertés : nous devons nous accrocher à ces libertés. La liberté n'existe que dans les pays où l'Etat est au service de l'intérêt national, les citoyens pouvant alors exercer leurs libertés dans tous les domaines : famille, quartier, profession, association, enseignement, syndicat, commune, région, entreprise, protection sociale, coopérative... Nous devons lutter pour prendre nos responsabilités et assumer nos libertés face à un État technocrate et bureaucrate.

-Retrouver pour ce faire une saine décentralisation qui responsabilise les citoyens au lieu de les laisser entre les mains des partis institutionnalisés, véritables mafias féodales qui empêchent les initiatives.

-Retrouver notre souveraineté nationale incarnée par le Roi, rempart protecteur contre une mondialisation outrancière où se perdraient notre histoire et notre mémoire, et seul moyen d’éviter cette Europe technocrate, dominée par l’Allemagne.

Ce refus du système, de ses politiciens, de ses partis et syndicats sclérosés, cette hostilité à l'Europe des marchands et à l'étatisme bureaucratique, n'auraient aucune signification s'ils n'étaient accompagnés d'un contre-projet constituant une réelle alternative. Royaliste de raison, j'estime que la Monarchie est le pouvoir le plus capable de prendre en compte un certain nombre d'impératifs :

L'unité nationale derrière un chef d'Etat indépendant de toutes factions. Transmis héréditairement, le pouvoir échappe aux compétitions et ambitions multiples. Les divisions artificielles du peuple français suscitées par les appareils partisans sont atténuées.

L'indépendance de l'Etat. Non remis en cause tous les cinq ans, l'Etat est en mesure de s'affranchir des préoccupations électoralistes, et des puissances d'argent. La continuité de l'Etat est seule susceptible de permettre une restauration de son autorité et de son pouvoir d'arbitrage en vue du seul bien commun.

Le régionalsime et la décentralisation. Personnifiant les principes d'unité et d'autorité, la Monarchie a la possibilité de tolérer sans crainte l'émergence des pouvoirs locaux autonomes. La Monarchie répond donc à l'urgente « unité dans la diversité » et au respect des libertés régionales.

La représentation organique des français. Il faut détruire la farce de la démocratie au niveau de l'Etat, qui débouche sur la confiscation des responsabilités par les partis politiques, pour permettre une réelle représentation du peuple, non pas en fonction des idéologies mais des appartenances réelles et organiques (commune, région, profession, associations...).

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